Français de l'étranger
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11ème Circonscription

Sébastien Cochard

Mes chers compatriotes,

 

L’élection de Marine Le Pen en mai 2017 est une chance pour la France, et tout particulièrement sur le plan économique. Ma pratique de la finance et des négociations intergouvernementales, en particulier européennes, me permettent de recommander aux électeurs de ne pas prendre en considération la désinformation et le « project fear » que nos adversaires propagent sur les hypothétiques conséquences économiques de l’élection de Marine Le Pen. Il n’y aura aucune crise financière -et Marine Le Pen pourra prendre tout le temps nécessaire pour mener à bien sa négociation européenne.

 

L’économie française est exsangue. Sur les seules dix dernières années, entre 2007 et 2016, selon les calculs du Conference Board (institut de conjoncture privé de référence aux Etats-Unis), le PIB réel par habitant en parité de pouvoir d’achat a progressé de +11% en Allemagne, n’a pas changé en France (absolue stagnation), et a reculé de -8% en Espagne et de – 11% en Italie. Il faut noter à ce sujet que le déficit commercial toujours croissant des membres de l’eurozone vis-à-vis de l’Allemagne n’est pas dû à l’excellence des produits allemands, mais au différentiel d’inflation au bénéfice de l’Allemagne qui renforce mécaniquement jour après jour la compétitivité allemande alors même que le régime de changes fixes en Europe interdit au solde commercial de se rééquilibrer de lui-même par l’ajustement du change.

 

Les Etats européens étouffent ainsi sous la contrainte des critères de l’eurozone et de l’obsession allemande de lutte contre l’inflation, alors même que l’Europe a rejoint le Japon dans une déflation séculaire. En particulier, l’interdiction idéologique de financement monétaire fait que la dette publique étrangle les Etats, les empêche de réaliser les investissement publics nécessaires au soutien de l’activité et de la compétitivité à long terme, alors même que la dette publique pourrait être résorbée de manière rapide par les banques centrales, comme cela a été fait par exemple dans l’immédiat après-guerre dans la plupart des pays de l’OCDE.

 

Après l’élection de Marine Le Pen et après les prochaines élections allemandes (en septembre) et les élections italiennes, une coalition de plusieurs pays européens dont notamment l’Italie et la France négocieront et obtiendront de l’ensemble de nos partenaires européens une série d’aménagements économiques des Traités qui permettront de sortir du piège de la dette et de revivifier l’économie française. A l’issue de ces négociations, le peuple français jugera lors d’un référendum si ce qui a été obtenu est suffisant.

 

Par exemple, suite à la politique de « Quantitative Easing » menée depuis deux ans en Europe, la Banque de France détient près de 15% de la dette française, 300 milliards d’euros. Si vous détenez votre propre dette, vous même, qu’en faites-vous ? Vous l’annulez. La Banque de France, extension de l’Etat français, ne peut le faire, à cause de son « indépendance » de l’exécutif national imposée par Maastricht, c’est-à-dire de sa soumission au Conseil des Gouverneurs de la BCE et du fait de l’idéologie d’entretenir la pression de la dette publique pour contraindre les dépenses de l’Etat. Annuler comptablement la dette française déjà détenue par l’Etat (à travers la Banque de France) libèrerait pourtant immédiatement les marges de manœuvres budgétaires nécessaires pour relancer l’économie française.

 

Faire sauter le verrou de Maastricht permettra de financer les investissements d’infrastructure de la responsabilité de l’Etat et remettra la croissance à des niveaux qui engendreront un cercle économique vertueux, le surcroît de croissance amenant un surcroît de recettes budgétaires qui permettront de renverser la tendance -entre autres- à la fermeture des Consulats et à la suppression des subventions aux alliances françaises et aux lycées français. Un point d’arrêt pourra ainsi être mis à la décadence économique du pays et permettra à la France de tenir son rang dans le concert des Nations.

 

Ensemble, lors des législatives de juin 2017, je vous propose de contribuer à donner une majorité de gouvernement à Marine Le Pen, afin que nous donnions une chance à la France et à ses enfants.

 

Sébastien Cochard

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  • Biographie
    Sébastien Cochard a débuté sa carrière en 1994 à la division de coopération économique de l’inspection des finances, qu’il représentait en Europe centrale et orientale. Il a été ensuite adjoint du chef du bureau « Amériques-Afrique-Asie » à la direction de la Prévision du ministère des finances.

    Le directeur du Trésor a ensuite nommé Sébastien sur une succession de fonctions diplomatiques, basé d’abord à Alger en 1997-98 en pleine guerre civile et dans le contexte des rééchelonnements de la dette extérieure du pays, puis à l’ambassade de France à Rome en 1998-2000 au moment de la mise en place de l’euro.

    En 2000-2003, Sébastien a été Consul à New York et représentant du Trésor français auprès de Wall Street, ses bureaux dans le World Trade Center ayant été détruits lors de l’attaque du 11 septembre 2001.

    Après une dernière fonction diplomatique à partir de 2003 en Europe centrale, en vue de la préparation puis de l’accompagnement de l’élargissement de l’Union Européenne de 2004, Sébastien a rejoint BNP Paribas en 2005 pour être délégué aux affaires européennes, basé à Bruxelles et en charge des relations avec les institutions de l’UE sur les sujets d’infrastructures de marchés financiers, de gouvernement d’entreprise et de sécurité juridique.

    BNP Paribas décide en 2010 de nommer Sébastien délégué aux affaires publiques pour l’Asie-Pacifique. Basé à Hong Kong, Sébastien couvrait une cinquantaine de pays, et s’attachait notamment à mettre en place les conditions du développement des activités transfrontalières des marchés financiers de la région, ainsi que de rassurer les gouvernements et fonds souverains d’Asie-Pacifique sur la robustesse des banques françaises.

    Le gouvernement russe a alors proposé à Sébastien de rejoindre les équipes de ses Sherpas pour la Présidence par la Russie du G20 en 2013 et du G8 en 2014. Seul étranger au sein des équipes russes, Sébastien s’est ainsi vu chargé par le ministère des finances de la coordination des travaux G20 de régulation financière internationale.

    Les sanctions contre la Russie ont forcé Sébastien à quitter Moscou fin 2014, et il est revenu à Bruxelles pour représenter la banque systémique grecque Piraeus Bank auprès des institutions européennes dans le contexte des négociations européennes extrêmement difficiles autour de la définition d’un nouveau programme pour la Grèce et de la recapitalisation de ses banques.

    Sébastien, depuis le début d’année 2017, conseille des parlementaires européens sur les sujets économiques, monétaires et de régulation financière.

    Sébastien est diplômé de l’ENSAE-ParisTech, grande école d’ingénieurs du concours Mines-Ponts et école d’application de l’école Polytechnique. Il est marié et a quatre enfants.
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sebastien.cochard@gmail.com
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Mots-clefs
11ème circonscription des français établis hors de France, Français de l'étranger, Sébastien Cochard