EMPLOI

Le patriotisme pour redresser notre économie !

Au terme de deux quinquennats absolument désastreux sous Nicolas Sarkozy et François Hollande, la France se présente aujourd’hui comme un pays dont l’économie est plus qu’affaiblie. La progression du chômage a été, en effet, presque ininterrompue depuis 2008. Si l’on additionne les catégories A, B et C, le nombre de demandeurs d’emploi en France est désormais supérieur à 6 millions. Celui des demandeurs d’emploi en catégorie A, B, C, D, et E a augmenté de près de 800 000 sous les gouvernements Ayrault, Valls et Cazeneuve après avoir crû de 1 400 000 sous le gouvernement Fillon.

Faute d’agir sur les causes réelles du chômage, les gouvernements successifs de droite comme de gauche en ont été réduit à truquer les chiffres pour que l’opinion ne réalise pas l’ampleur du désastre. Ainsi, la très légère baisse du nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A au mois de décembre 2016 n’est due qu’à l’explosion du nombre de chômeurs en formation, regroupés dans la catégorie D. L’objectif était de créer une baisse artificielle du chômage en dépensant des milliards d’euros d’argent public, dans des initiatives court-termistes qui ne créent pas des emplois durables en CDI.

La principale cause du marasme économique qui frappe notre nation tient avant tout au fait que nous ne nous battons pas à armes égales face une mondialisation sauvage. L’Union européenne, qui a été vendue aux Français comme un moyen de démultiplier la prospérité de la France, s’est transformée, dans sa réalité, en une machine qui organise son impuissance et, par conséquent, sa dissolution.

Alors que tous les pays du monde mettent en œuvre de véritables politiques de patriotisme économique à travers de véritables dispositifs d’accroissement de leur puissance, la France est toujours prisonnière des dogmes de libre concurrence non faussée et du libre-échangisme fou imposés par Bruxelles. Notre nation continue de subir la politique criminelle exigée par la Commission européenne et la Banque centrale européenne qui provoque un chômage et une pauvreté de masse. Ne serait-ce que dans le secteur industriel, la France a perdu 3 millions d’emplois en 30 ans !

Conséquence tout aussi directe de cette politique ultra-libérale, notre pays compte aujourd’hui plus de 230 000 travailleurs détachés, soit trente fois plus qu’il y a quinze ans, auxquels il faudrait ajouter le même nombre de travailleurs détachés de manière illégale. En créant une concurrence déloyale à l’intérieur de l’Union européenne, la pratique des travailleurs détachés décourage l’emploi local et l’embauche de travailleurs dont les cotisations sociales sont payées en France.

La réalité est implacable : les diktats euromondialistes empêchent de prendre les bonnes mesures et rien ne se réglera sans une profonde remise en question, c’est-à-dire sans la reprise en main de notre souveraineté nationale. Avec une monnaie unique trop chère et inadaptée à nos besoins, une fiscalité excessive sur les TPE et PME et des contraintes légales à l’embauche, la crise ne pourra pas être résorbée si nous ne parvenons pas à récupérer les leviers d’action fondamentaux de l’État stratège.

Pour redonner aux entreprises françaises la capacité à se développer, la priorité des mesures devra porter à la fois sur la fiscalité et la simplification administrative. L’élan et le potentiel de nos entreprises ne doivent plus être paralysés par les démarches administratives et des cotisations trop lourdes. Nos entrepreneurs ont du talent. Aussi faut-il leur faciliter la vie au service de l’économie réelle.

La création d’emplois impliquera également de rétablir les droits de douane dans le cadre d’un protectionnisme intelligent. La France ne peut plus être le dindon de la farce du commerce international. Les députés Front National s’attacheront en ce sens à légiférer en vue de promouvoir l’ « acheter français, embaucher français », condition du redressement national.